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 Colloque Ombre à claire-Voix, Voix de l'ombre

6 juin 2026 en zoom

 

TITRES & ARGUMENTSvoix_ombre

Après l'Abandon, l'Exil, l'Ombre de l'objet, de la Chose et de la terre d'origine perdus s'étend sur la Voix....
Voici le rappel de ma proposition d'Argument pour le colloque Criva : "Ombres à claire-voix ; les Voix de l'ombre".
Intervention d'une quinzaine de minutes. Titre, Argument d'une quinzaine de lignes, et Biographie avant le 17 avril pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore remis.

"Quelle voix résonne depuis l'ombre, cette zone liminaire où le sujet se dérobe au regard tout en s'offrant à l'écoute ? Entre l'infans privé de parole et le parlêtre captif de sa langue, la voix trace un sillage paradoxal : objet perdu de la pulsion invocante, elle revient hanter le sujet comme un éclat de réel irréductible au signifiant.
Lacan fait de la voix l'un des objets a, reste pulsionnel qui choit de l'Autre et marque la béance fondamentale du désir. Cette voix qui résonne hors-corps, détachée de sa source visible, évoque l'acousmatique antique où le maître parlait depuis l'ombre du rideau. Mais ici, l'ombre n'obscurcit pas : elle fait résonner. Les voix de l'ombre sont ces voix qui percent les strates du refoulement, surgissant dans la cure analytique, dans le délire hallucinatoire, dans l'œuvre d'art – voix spectrales qui témoignent d'une présence absente, d'un dire qui précède et excède le dit.
De Freud écoutant les voix hystériques de celles qui deviendront les premières analysantes, à Lacan conceptualisant la voix comme circuit pulsionnel irradiant entre autres le Discours de l’hystérique, de l'oracle delphique aux voix schreberiennes, de la Sibylle d'Ovide perdant son corps pour ne garder que la voix, aux voix fantomatiques qui traversent "La Femme sans ombre" de Strauss, ce colloque posera une question tant épistémologique que clinique ; comment la voix, lorsqu'elle s'exile dans l'ombre, devient paradoxalement "claire" – révélatrice d'une vérité que le visible occulte.
Car c'est peut-être dans l'ombre que la voix trouve sa plus pure incandescence, sa capacité à porter ce qui, du sujet, ne peut se montrer mais doit se faire entendre. Convoquant l'analyste à une écoute "à claire-voix" dans les interstices du Dire".

 

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"Ombre à Claire-voix, Voix de l'ombre" 6 juin 26

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"La Voix sur le ring ; la voix en chair et en 'ose "12 mai 26

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Le Séminaire du CRIVA, «La Voix sur le ring ; la voix en chair et en 'ose' »

se tiendra le MARDI 12 MAI 2026 à 20h30 en Zoom.

Il aura pour intervenants : Gilles Anquez, Ingrid Chapard et Claire Gillie.

 

TITRE & ARGUMENT  :

Le titre de ce séminaire est un programme. Il faut s'y arrêter avant d'aller plus loin. « La voix en chair et en ose » : non pas en os — la matière anatomique, le squelette — mais en ose, du verbe oser. S'affranchir du squelette consonantique qui scande le phrasé, pour laisser la chair vocalique se déployer dans l'espace acoustique et psychique. Sortir des coulisses. Franchir le seuil. Ce que nous avons nommé ailleurs l'haeresis : le choix qui tranche, le désir en acte qui décide d'une position et en assume le risque.
Le ring, lui, n'est pas coquetterie linguistique ou emprunt wagnérien. Il convoque à la fois le cercle — l'arène fermée où se joue le mano a mano avec la mort —, le combat — la joute, la mise en jeu borroméenne de l'objet a —, et la résonance : to ring, en anglais, c'est sonner, retentir, faire vibrer l'espace. La voix sur le ring : est-ce la voix qui se bat, ou la voix qui est l'enjeu même du combat ? De la joute musicale et pulsionnelle entre prima la parole et prima la voce ? Les deux, sans doute — et c'est précisément cette ambivalence structurale qui nous intéresse : la voix est à la fois l'arme et la blessure possible, le scalpel et la cicatrice.
Une question inaugurale traversera l'ensemble de ces interventions : qui risque quoi, quand la voix entre en scène et surgit des coulisses de l'inconscient ? En réponse décalée, une autre question viendra en conclusion : qu'est-ce qu'oser l'écoute ? Oser s'exposer à la voix en trompe-l'œil — ou plutôt en trompe-tympan, si ce n'est en trompe-la-mort — dans ce littoral où le phrasé de la lettre fait bordure au vide ?

 

  

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" La Voix sur le ring ; la voix en chair et en 'ose" le 12 mai 2026

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Vous pouvez dès aujourd’hui remplir ce bon de commande à un tarif de 35 euros l’ouvrage . Il sera retirable à partir du 20 avril 2026

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Voix de l'Exil

 

Prix du livre : 35€ . Il sera retirable à partir du 20 avril 2026, soit chez Claire Gillie (en lui écrivant à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ), soit en donnant votre adresse pour envoi postal  (en rajoutant les frais de port : 8 euros)

Participation aux frais d'envoi et d'emballage : 8€

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Séminaire du CRIVA aura lieu le  Mardi 14 Avril 2026 de 20H30 à 22H45. 

 « Séminaire des Doctorants » il permettra à Everton Soccol, Véronique Truffot & Adriana Varona, tous trois membres du CRIVA de présenter leurs travaux de recherche en cours.

Il se déroulera en Zoom et Présentiel et sera suivi d’un pot convivial autour des "Voix de l'Exil" que les auteurs et leurs ami.es pourront récupérer sur le lieu du séminaire.

Everton Soccol : « Les voix du surmoi et leur percussion dans l’acte illicite » 

Véronique Truffot :« Faire parler » l'invisible dans l'ombwiri. Une polyphonie de vocalités »

Adriana Varona :« Le crime du Sicarius en Colombie. Approche Psychanalytique, Social et Clinique »

soccol

 TITRE & ARGUMENT Everton SOCCOL : « Les voix du surmoi et leur percussion dans l’acte illicite »

En tant que doctorant, ma recherche porte sur les résonances inconscientes dans l’acte criminel qui peuvent montrer une réalité non apparente et souvent nier par le système de justice. Ce sujet m'amène à réfléchir à ce que l'on peut écouter dans un passage à l'acte qui en dit long sur le sujet.

Dans le Séminaire X, Lacan détache la loi du signifiant normatif et l’articule à l’objet a, en particulier à l’objet voix, montrant comment la loi s’incarne dans le réel et en vient à commander le sujet. Ici, culpabilité, surmoi et loi trouvent une assise pulsionnelle précise. Alors que dans les séminaires précédents la loi apparaissait tantôt comme signifiant, tantôt comme interdiction, elle acquiert ici son effectivité lorsqu’elle prend la forme d’un objet. L’objet voix agit comme une pulsion invoquante, non pas comme parole articulée, mais dans son résidu sonore. La loi opère non par son sens, mais par son retentissement, sa résonance et son insistance.

Dans ce Séminaire, le surmoi n’est plus un idéal, il est une voix. Cette voix ordonne, accuse, exige, souvent sans phrase complète. L’articulation avec la culpabilité se réalise pleinement ici. La culpabilité surgit lorsque le sujet se perçoit visé, sans toujours savoir précisément à quoi répondre. La voix surmoïque instaure une dette sans contrat, une exigence sans critère, un jugement sans tribunal. Dans l’articulation entre loi, voix et Nom-du-Père, on peut affirmer que le Nom-du-Père fonctionne lorsque la voix est attachée au signifiant et que la loi peut être interprétée, car seule la métaphore permet ce travail, et non le commandement brut.

Ces considérations soulèvent plusieurs questions : qu’est-ce qui résonne dans le sujet lorsqu’il commet un acte illicite ? Cet acte transmet-il quelque chose qui n’a pas été dit ? Freud indiquait qu’avant même la commission d’un crime, le sujet ressent une culpabilité non symbolisée. L’acte illicite serait donc une manière de tenter d’apaiser une angoisse irrationnelle qui saisit le sujet. Au-delà de la simple transgression de la norme juridique, le crime révèle une réalité qui ne peut être appréhendée que par l’écoute de l’inconscient.

Everton SOCCOL : Everton Soccol est avocat au Brésil et a suivi une formation en psychanalyse à Maiêutica Florianópolis, Instituição de Psicanálise. Il a un Master en sciences du langage et est doctorant en sciences du langage à l’Université du Sud de Santa Catarina et en psychologie à l’Université Côte d’Azur (en cotutelle) à Nice, sous la direction de Maurício Maliska et Jean-Michel Vivès. Sa recherche porte sur les dimensions de la voix dans l’acte illicite, le sentiment de culpabilité et le surmoi. Il est adhérent en tant que membre du CRIVA - Cercle de Recherche International Voix-Analyse, depuis 2020.

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TITRE & ARGUMENT Véronique TRUFFOT : « Faire parler » l'invisible dans l'ombwiri. Une polyphonie de vocalités »

Doctorante en 4ème année de doctorat à l'EPHE (École Pratique des Hautes Études) sous la direction de Grégory Delaplace et Katell Morand (CREM – Centre de Recherche en Ethnomusicologie, Paris Nanterre), ma thèse porte sur un culte fang, thérapeutique, à valence féminine, admettant la possession et essentiellement pratiqué au Gabon dénommé l'Ombwiri. 

J'y étudie les conditions de félicité pour établir une communication entre les inités·es et l'esprit sommital Nana Ngom'Ening, nom qui signifie " Maman, amour de la vie". Ayant pour maison la harpe sacré ngoma que le harpiste a pour fonction de "faire parler", l'esprit entretient une relation privilégiée avec le sonore et particulièrement la voix. Le processus consistant à donner voix à ce qui n'en a pas est assuré par le groupe organisé hiérarchiquement. Le collectif n'est pas seulement uni autour de cet objectif commun, il est aussi transformé. Or la voix, ainsi que la main avec laquelle elle est conjointement mobilisée, sont toutes deux des organes de la transformation. La voix articulée devient parole, la main en manipulant les objets intervient sur le monde. Si c’est en cela que ces deux organes sont particulièrement sollicités pour soutenir l’agentivité de chacun·e et de tous·tes – agentivité qui nécessite la médiation des initiés·es en ce qui concerne les esprits – c’est aussi ce qui en détermine leur ambiguïté. Mes hôtes disent régulièrement que « la bouche qui tue est la bouche qui sauve » soulignant ainsi qu’une même action a la capacité de produire des effets, plus que différents, antagonistes. De surcroît cette expression exprime l’importance de la voix car s’il est évident que la main peut tuer comme sauver, ça l’est moins de la « bouche ». D’elle émergent des paroles mais c’est en elle que se façonne la voix, rappelant ainsi que cette dernière est une manifestation avant tout corporelle. C’est certainement sa qualité d’objet qui permet le mieux de saisir ce qui relie la voix à la main puisque celle-ci est l’organe de préhension d’un objet. Constamment poussée dans ses limites, la voix est l’objet cultuel dont la centralité témoigne de sa capacité à s’adapter aux contraintes du rituel. En outre, en me concentrant sur la branche d’Agueyi Njogo et son caractère singulier, notamment parce qu’elle est celle d’un harpiste hors norme, j’espère réussir à ouvrir progressivement la focale afin de démontrer que l’efficacité rituelle relève moins de qualités sensationnelles que de l’attunement d’un ensemble de personnes ordinaires. Le travail d’harmonisation auquel elles procèdent inclut les conflits au même titre que toute production de bruit en tant que générateur d’une matière vibratoire. Reliés par un lien aussi solide que fragile, chacun de ces êtres participe à l’élaboration d’une œuvre collective qui résulte d’un maillage dont l’effet est, quant à lui résolument, extra-ordinaire.

 

Véronique TRUFFOT : Après avoir exploré la voix en tant que chanteuse et vocaliste, Véronique Truffot continue désormais sa recherche dans l’anthropologie de la musique, études qu’elle mène en adoptant une posture à la croisée de son expérience artistique et psychanalytique. Elle est titulaire d’un DEUG de musicologie, d’un DUMI à l’université d’Aix-Marseille, du D.U. « Voix et Symptômes, psychopathologie et clinique de la voix » à Paris 7 et d’un Master en « Ethnomusicologie, anthropologie de la danse » à Paris Nanterre.

Elle est actuellement en troisième année de Doctorat à l’EPHE, Paris pour lequel elle a obtenu la Bourse de recherche Martine Aublet du Quai Branly. Le titre de sa thèse est « Faire parler l’invisible dans l’ombwiri. Une multivocalité des conflits. Libreville, Gabon ». Elle est rattachée à l’EPHE, Paris, GSRL (groupe sociétés, religions, laïcités) et travaille sous la direction de Grégory Delaplace et Katell Morand (université Paris Nanterre, CREM). Elle est affiliée au CREM (centre de recherche en ethnomusicologies). Sa recherche porte sur les vocalités et le lien qu’elles établissent avec l’invisible dans un culte gabonais dirigé par les femmes, l’ombwiri, tel qu’il se pratique dans la capitale Libreville. Parallèlement, et après avoir suivi un cursus de piano au Conservatoire d’Aix-en-Provence (Fin d’études), elle transmet depuis 2017, le chant et le piano à des personnes atteintes d’autisme, avec la pédagogie Dolce à laquelle elle a été formée. Elle est membre du CRIVA, et trésorière adjointe du CRIVA.

Elle est passée d’une écoute à l’autre depuis son installation récente comme psychanalyste dans le 10ème arrondissement.

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TITRE & ARGUMENT Adriana VARONA : « Le crime du Sicarius en Colombie. Approche Psychanalytique, Social et Clinique »

Notre recherche, située dans le champ de la criminologie et la psychanalyse, vise à éclairer les dynamiques et les processus sous-jacents au passage à l'acte criminel chez les adolescents et les préadolescents nommés sicarios (tueurs à gages) dans la société colombienne. Nous allons explorer les pathologies de l'agir, ainsi que les fondements psychopathologiques du passage à l'acte criminel chez ces jeunes délinquants. Mon expérience clinique auprès de cette population, me permet de montrer que ces sujets, confrontés à des angoisses archaïques d'effondrement et de rupture des liens - intrapsychiques, intersubjectifs et sociaux - sont débordés par un déferlement d'excitation inélaborable.

Le passage à l'acte prend la valeur et d'une défense et d'un phénomène social. Il faut les analyser en fonction de ses composantes sociales, culturelles, et religieuses. Notre réflexion et les développements théoriques issus d'une pratique clinique nous conduisent à une interrogation beaucoup plus large et plus particulièrement à explorer d'un point de vue psychanalytique la place du meurtre dans la culture, notamment colombienne.

 

Adriana VARONA : Adriana Varona est psychologue clinicienne, psychanalyste. Elle assure des consultations en libéral et à distance auprès de patients « Transgenrés ». Elle est doctorante en Recherche en Psychanalyse (Paris7), après avoir effectué un Master Recherche en Psychopathologie Fondamentale et Psychanalyse (Paris 7) et un Master en Psychologie Clinique Interculturelle (Paris 5). Le titre de sa thèse est « Crime du sicarius en Colombie. Approche psychanalytique, social et clinique du corps criminel » sous la direction de Paul-Laurent Assoun. Ses travaux de recherche l’amènent à interroger entre autres les nouvelles pratiques liées aux nouvelles technologies, dans leurs incidences sur le sujet de l’inconscient.

Elle est membre et représentante en Amérique du sud du CIAP (Cercle International d’Anthropologie Psychanalytique). Représentante de LaTE à Paris et en Colombie. Elle est également trésorière du CRIVA et représentante du CRIVA en Colombie.

 

 

« Voix dé-délivres, voix du livre »

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Le Séminaire CRIVA du Mardi 17 mars 2026 à 20H30

« Voix dé-délivres, voix du livre »

 en Zoom et en présentiel

TITRE & ARGUMENT Paulette BENSADON :

Que nous font entendre les mots de certaines Écritures ? Qu’il s’agisse d’écriture poétique, de textes religieux (par la cantillation) ou de prose ; la forme bien plus que le sens dans ce cas nous fait entendre ce qui s’apparente au chant, véritable clapot des bercements premiers.  Lu à haute voix ou dans le silence propre à chacun, certaines d’entre elles nous transportent bien au-delà du sens. La voix qui s’en dégage par l’effet d’une cantillation précise, appelle et insiste, enveloppant le sujet tel que Didier Anzieu le décrit dans le Moi-peau dans un bain sonore constitutif. 

La prosodie d’une écriture telle la pulsion invoquante décrite par Lacan dans son séminaire XI appelle et invite nos voix intérieures les plus intimes et inconscientes à reprendre langue avec nousmême et peut-être avec un Autre. 

Faire silence pour mieux et plus entendre, certaines écritures comme en musique, à notre insu, nous font entendre du troublant et de l’insoupçonné. Loin de dire et faire entendre « La vérité », l’écriture est subjective ; elle est la rencontre de la voix de l’écrivain avec celle de son lecteur ; Umberto Eco en témoigne magistralement dans son ouvrage : Lector In Fabula rencontre essentielle et subjectivante s’il en est. L’écriture entendue ici comme trace inconsciente du corps tel que l’a défini S. Freud en 1925 dans : « Huit études sur la mémoire et ses troubles », par une note sur le wunder-bloc (bloc-note magique) nous fait entendre par quel procédé l’écriture est la trace inconsciente et enfoui qui remonte à la surface dans le meilleur des cas, en advenant ou pas une écriture singulière. Jacques Lacan, prolongeant l’exploration nous a mené du côté de l’inscription du sujet, par l’adresse, la le_re, le signifiant et le symbolique. 

Et c’est au confluent du désir et du geste, que par son style, l’écrivain comme l’indique Roland Barthes en 1972 dans : Le Degré zéro de l’écriture, en assure, je le cite : « […] sa splendeur, sa prison, sa solitude... son secret est un souvenir enfermé dans le corps de l’écrivain. […] ». Dans ce précipité, l’alchimie des mots propres à chacun, telle une prosodie, se mue en écho… et c’est bien au-delà du sens que par la facture de sa voix une écriture rencontre ou pas le lecteur.  

Paulette BENSADON :

Éducatrice spécialisée de formation initiale, elle a essentiellement travaillé auprès du public de la protection de l'enfance. Auteure et formatrice, elle accompagne de longue date les professionnels du soin psychiatrique et de l'éducation dans le cadre de supervisions individuelles et collectives. Titulaire d'un Master en Sciences de l'Éducation et d'une formation analytique, ses recherches portent sur l'expression poétique de la langue des êtres empêchés qui explorent, sur la musicalité de l'empreinte et l'écho des voix de l'écriture, et orientent aujourd'hui sa clinique.*      *

 

TITRE & ARGUMENT Alessandra BERGHINO :  

L'objet d'étude proposé appelle une attention particulière aux niveaux anthropologique, psychique et littéraire, tout en nous interrogeant sur la question fondamentale : pourquoi écrire ? Dans le Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo, Galilée situait le sens de l'écriture en ces termes : la plus grande invention de l'être humain tient à l'assemblage de ces quelques dizaines de lettres qui donnent vie à l'écriture. J'écris parce que dans cent ans, mille ans, peut-être dix mille ans, quelqu'un prendra connaissance de mon existence.

Les bibliothèques peuvent être imaginées comme des archipels, au sens grec du terme : une île n'est jamais seulement une île.

Un livre est aussi un territoire psychique où l'homme peut venir se poser.

Dans la tradition talmudique, on lit un livre comme on lit l'histoire d'un homme, selon quatre niveaux de lecture.

On ne tourne pas les pages d'un livre : on déroule son histoire, on la traduit.

Le livre est matière vivante ; il doit être restauré, remis en état pour pouvoir être lu à nouveau, d'une génération à l'autre.

Un livre n'est pas une tombe, bien au contraire : il permet d'écouter la voix, les voix des absents. Une attention toute particulière revient à toute expression littéraire des témoins, ceux qui ont parlé ou parlent encore, pour ceux dont la voix a été bâillonnée.

Alessandra BERGHINO

 Alessandra Berghino est titulaire d'un doctorat en Histoire de l'Université de Turin. Formée à la microhistoire par Giovanni Levi et Carlo Ginsburg, elle a étudié l'anthropologie à l'Université de Londres. À Paris, elle s'est formée à la psychanalyse à Espace Analytique. Depuis 2012, elle collabore sur la place et les effets de la langue yiddish en psychanalyse. Elle a traduit en italien Le Préanalytique : Freud et le Yiddish. Pendant une décennie, elle a travaillé à l'O.S.E. auprès de survivants de la Shoah souffrant d'aphasie, créant pour eux un atelier choral.

Auteure de plusieurs articles en langue française. Représentante du CRIVA pour l'Italie.

  

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Colloque CRIVA : « VOIX de l’ABANDON ».

Samedi 7 février 2026 de 13h à 20h exclusivement en Zoom
International, en plusieurs langues

 

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ARGUMENT :

L'abandon originaire vécu dans le réel ampute le sujet de ses racines et des éléments souches de son roman familial freudien, de son mythe individuel lacanien. Il se constitue ainsi un palimpseste improbable fait d'un limon de débris bibliographique, dont le sujet quête de façon insatiable la logique et le phrasé.

Car la distinction freudienne entre verlassen (l'objet délaissé) et aufgeben (abandonner la position libidinale) révèle ici son impasse structurale : comment le dématernisé pourrait-il aufgeben ce qui n'a jamais été verlassen, puisque l'objet originaire est d'emblée effacé ?

Déni de grossesse, déni d'enfantement, déni de filiation : voilà d'où il vient, cet exilé devant remettre sans cesse au travail sa passe, de l'adoption à l'adaptation permanente. Là où l'analysant névrosé demande à la cure de le guider hors des sentiers mortifères de ses origines à l'emprise desquelles il veut se soustraire, l'analysant ayant vécu l'abandon dans le réel en appelle à la cure pour restaurer cette origine effacée, redonner corps au refoulement des autres de son histoire. Mieux se saisir du texte de son histoire pour savoir de quoi lui, il désire se détacher.

La voix s'engage alors dans trois temps : médium de la plainte mélancolique, figure effacée doublement perdue dans le réel et le symbolique, énonciation possible du sujet en devenir où le sujet de l'énoncé pallie le parler originaire manquant de sa préhistoire. Donner voix au prélude et au premier chapitre de son histoire, afin de pouvoir faire entendre sa voix dans le chœur communautaire du monde, où la moindre dissonance serait pour lui signe d'une exclusion en devenir.

On prendra pour référence les notions freudiennes et lacaniennes qui amènent à penser la mélancolie comme quatrième structure, entre dette symbolique impayable et vacance ténue où se loge le das Ding.

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 Colloque TRIESTE  26 mars (soir) 27. 28. 29 mars(midi) à TRIESTE

« De l'exil au voix de l'écriture : la traduction au cœur du transfert »

 

TITRES & ARGUMENTSaffiche

 Le prochain Colloque du CRIVA aura lieu à Trieste en Italie, du jeudi 26 au dimanche 29 mars, sur le thème  : « De l'exil aux voix de l'écriture : la traduction au cœur du transfert ». L'Alliance française https://www.aftrieste.it/wp/ nous accueillera en ses locaux les 27 et 28 mars, et le jeudi 26 mars au soir, l'Antico Caffè San Marco https://www.caffesanmarco.com/ nous accueillera pour une soirée d'inauguration autour de Lectures de textes choisis parmi les œuvres d'écrivains exilés.

Ce colloque se tiendra en présentiel et en Zoom. Pour y participer et connaître les modalités d’accès, merci aux membres comme aux non-membres de vous inscrire sur le site du CRIVA https://www.criva.fr à l’onglet  colloque 2025-2026 ou sur la page d'Accueil. 
En cas de difficulté, merci d’adresser un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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ARGUMENT  :

Quand la voix de l'exilé rencontre l'enlisement du silence, quand le mutisme menace la parole bannie de sa langue originaire, alors peut surgir l'impératif de la lettre invoquant l'écriture pour qu'elle trace un sillon dans la page devenue terre d'accueil. Entre la voix perdue et la voix désincarcérée, l'écriture se déploie comme un territoire autrifié où se joue une traduction in-édite, in-ouïe : celle qui transfère la langue du trauma au dire de la trace, le cri à la lettre, l'objet de l’indicible au sujet du Dire.

De la vocalisation éperdue de l'exilé à la vocation du scribe, une tension prend corps entre la lettre et la voix qui interroge l'analyste lecteur, déchiffreur et interprète des voix menacées d'extinction.

L'écrivain en exil, expatrié de sa langue maternelle, doit en repasser par les balbutiements de la lalangue afin de franchir les frontières de la langue étrangère, et oser une refonte symbolique de sa subjectivité en quête d'un refuge qui se fasse asile. Un couple inconscient lecteur-lectant, invoquant-écoutant inaugure un mode particulier de transfert, où la page se fait divan. Instaurant là un cadre qui interroge le psychanalyste et la cure analytique.

Le sujet exilé de son histoire, exilé de ses ancrage topologiques, consonne avec le sujet de l'inconscient exilé de son désir et de sa vérité.

Convoqués l'un comme l'autre à une traduction qui n'est pas seulement de langue, ils se confrontent à un passage douloureux par le défilé étroit des signifiants. Mouvement qui donne corps à une passe de l'affect au signifiant, de l'intime à l'œuvre qui en témoigne, de l'expérience du déracinement à l'aventure de la germination, de la mélancolisation enracinée dans la perte, à l'avènement de surgeons prometteurs de l’advenir. 

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« Le musée de la voix ; de l’excitation à l’extinction de la voix »

 

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Le Séminaire CRIVA du Mardi 17 février à 20H30

« Le musée de la voix ; de l’excitation à l’extinction de la voix »

Aphanisis - Voix éteinte - voix des morts - voix du livre - musée de mort parlant. « Une bibliothèque est le musée des morts parlants »

La parole sifflée : un mode de communication millénaire redécouvert  il y a 100 ans et popularisé en l’an 2000.

C’est l’un des quatre modes de production de la parole articulée

 

Parmi plus de 70 lieux où l’on sifflait autrefois mais aussi encore aujourd’hui, on visitera le Béarn en Occitanie (1952), le village de Kuskoy en Turquie (1977), des siffleurs Mhongs (Yunnan Chine), l’ile de la Goméra aux Canaries (1999), en Amazonie (2016) et au Maroc dans le haut Atlas avec les siffleurs berbères (2019.

Au cours de la présentations de ces vidéos je parlerai des lois acoustiques qui permettent de comprendre le fonctionnement d’une langue sifflée.

siffleur

Siffleurs chasseurs en Amazonie

carte

Le monde siffle

 

Entendre et donc comprendre le fonctionnement d’une langue sifflée

Le message phonétique peut être transmis et perçu acoustiquement par quatre types de source d’énergie sonore, celles:

des cordes vocales (modale forte ou criée),

des cordes accordées(à un système musical) et des résonnances corporelles,

du larynx bloqué chuchotant

et de la bouche chuintantes (lèvres et dents).

Malgré les différences spectrales de ces sources ces ondes sonores subissent un processus commun, elles passent par les articulateurs et les cavité buccales de l’appareil phonatoire.

Pour les sources pulsionnelles (voix criée, chantée et parlée) elles peuvent subir des modulations de hauteur, d’intensité, de résonnances formantiques et de rythme.

Pour les sources de sifflement ou de bruit (chuchotement et chuintement) elles ne peuvent subir que des modulations d’intensité, de résonnances buccale et de rythme.

Pour le sifflement, les hauteurs et mélodies perçues sont les fréquences modulées par la cavité de résonnance buccale.

Pour le bruit de chuchotement, les hauteurs et mélodies perçues sont les hauteurs des bandes de bruit filtrées par la cavité de résonnance buccale.

En conclusion, on entendra et on verra que les sensations créées par des variations de fréquence ou par celles des bandes de bruit ont des valeurs cognitives communes en termes de perception de la parole.

Avec leurs signatures acoustiques, on  a appris à reconnaitre les objets, les phénomènes naturels, les animaux et les artéfacts animés comme les machines.

Dans ces quatre modes énergétiques de production de parole et grâce à l’analyse des hauteurs perçues on ressent la position et les mouvements des articulateurs.

Tout comme on les entend et les associe en les produisant dans ces quatre modes de communication.

  

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